Culture thermale

Culture thermale

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Il semblerait que les vertus des sources thermales étaient bien connues des anciens habitants de l’Engadin: il y a 3’500 ans, ils y exploitaient déjà l’eau de source ferrugineuse riche en gaz carbonique.

En 1853, des archéologues mirent à jour la conduite d’eau préhistorique de la source St-Maurice, et furent remplis de stupéfaction face à l’ancienneté des troncs de mélèze utilisés à cette fin. Il fallut toutefois attendre la fin du XXe siècle pour les dater avec (grande) exactitude: le bois fut abattu en été ou en automne de l’année 1’466 av. J.-C., c’est-à-dire 200 ans avant l’exode égyptien de Moïse et de son peuple, et plus de 700 ans avant la fondation de Rome.

C’est au Moyen Âge que les vertus de la source Saint-Maurice se firent réellement parler d’elles. Au début du XVIe siècle, la fascination du pape Léon X à l’égard des effets prodigieux de l’eau minérale engadinoise poussa des foules de pèlerins à gagner St. Moritz sur ses recommandations. Quelle meilleure publicité pour l’Engadine que des promesses de guérison prônées par le Saint-Père l’église catholique?
Au fil des siècles, la popularité des sources de St. Moritz traversa des hauts et des bas. Tantôt elles sombraient dans l’oubli, tantôt elles étaient prises d’assaut. Leur grand comeback coïncida avec l’avènement du tourisme au XIXe siècle: un succès qui s’est maintenu jusqu’à nos jours.

Lien sur les thermes de St. Moritz où il est encore possible de boire l’eau de source (version anglaise): www.engadin.stmoritz.ch/st-moritz-medical-therapy-centre-spa/

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